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Les Paraiges

 

Dix-huit Messins, hommes et femmes, se sont regroupés pour réinventer les paraiges. 

Les paraiges rappellent cette République messine, ville libre d’Empire, véritable état souverain du XIIIe au XVIe siècles, dominant un plat pays nommé Pays Messin, le pagus Mettensis de César.

Metz au 17e

  Metz au milieu du XVIIe siècle

 

Animateurs et « amoureux » de Metz, les paraiges sont une somme de compétences représentant diverses disciplines (architecture, archive, art, bâtiment, économie, histoire, journalisme, pharmacie...) et rassemblées pour faire avancer des idées, des dossiers, des projets, sans parti pris idéologique, politique ou religieux.

  Le programme de nos travaux en 2010 portera sur l’urbanisme, en partant d’un postulat : Metz est le berceau de l’écologie urbaine. C’est aussi le thème discuté par les 35 académies de France qui se réuniront en octobre 2010, dans le cadre de leur assemblée annuelle.

  L’ouvrage Qualité de la vie et centre ville de Roger Klaine, publié en 1975, semble être le texte fondateur d’une véritable école de pensée écologique née et expérimentée à Metz. A partir de ce livre, nous analysons les propositions de l’époque, évaluons la situation actuelle, et abordons la prospective.

  Les dix-huit paraiges sont les suivants : paraige de l’autrement, de l’étiquette, de l’extérieur, de l’histoire, de l’hospitalité, de l’impact, de la fouille, de la nature, du bâti, du courrier, du faisable, du net, du papier, du rayonnement, du temps, du trésor, du voyage et du commun.

  Les paraiges se retrouvent en une réunion plénière le troisième mercredi de chaque mois.

Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 11:53

 

Ami-hebdo-01-2012

Par les Paraiges - Publié dans : Mettis
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 18:51

Objet : Maison Robert Schuman, Maison Mère de l'Europe

 

Scy-Chazelles.jpg

Monsieur le Président de la République,


Au coeur du vieux continent, dans le village de Scy-Chazelles qui domine la ville de Metz, berceau des Carolingiens, une église fortifiée abrite le tombeau de Robert Schuman.

Le père de l'Europe, qui cultivait ses origines lotharingiennes, aimait le calme et la sérénité de sa maison de Chazelles où il travaillait et priait.

Tout près de la chapelle, la petite maison où le Président se plaisait dans la compagnie des livres, est entourée d'un jardin qui domine la Moselle. Ces lieux classés comme Avignon et Cluny au patrimoine européen, sont aujourd'hui ouverts à tous. C'est ici, au dessus des divisions et des ruines, qu'une espérance de paix est née.

Ce que ces lieux portaient, ce que Robert Schuman avait de plus noble en lui, ce qu'il a vécu et ce qu'il était, allait ouvrir une ère nouvelle en Europe. Sur le Mont Saint Quentin, les coteaux de Scy possèdent une « source » qui ne demande qu'à renouveler l'Homme et l'Histoire, dans ce qu'ils ont de plus authentique et de meilleur.

Pour retiré qu'il paraisse, ce lieu où souffle l'esprit est au point de convergence des chemins.

Les pèlerins venant du nord et de l'est, le traversent pour se rendre à Saint-Jacques de Compostelle, à Saint-Martin de Tours ou à Saint-Nicolas de Port ou Bari.

Avec intelligence, le Conseil Général de la Moselle a fait de ce patrimoine un site emblématique. La première vocation de cette vieille motte lorraine est d'être une terre européenne.

La toute première des terres, le creuset même où l'idée d'Europe a germé, puis s'est enraciné pour s'étendre et s'épanouir parmi les nations.

C'est à Chazelles que bat le coeur de l'Europe. De cet endroit qui est la source des choses faisons un symbole.

Offrons-le à la méditation des responsables, de ceux qui ont à construire l'Europe.

Le Président du Conseil Européen doit être ici chez lui. Avec l'accord de la France, permettons lui de s'approprier ce haut lieu de l'Histoire et de la mémoire européenne, pour qu'il en fasse la Maison Mère de l'Europe.

Les Paraiges prient Monsieur le Président de la République de bien vouloir agréer l'expression de leurs sentiments très respectueux.


Les Paraiges

Par les Paraiges - Publié dans : Scy-Chazelles
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 15:00

Dans le cadre de l'actualité franco-américaine,

il n'y a pas que le coupable ou non-coupable à 15h30, le 6 juin c'est aussi le
jour du D-Day dont le code était :

Les sanglots de longs de violons de l'automne,
Berçent mon coeur d'une langueur monotone.

vers écrit par Paul Verlaine, prince des poètes, né à Metz.

 

Verlaine.jpg

 

L'association des Amis de Verlaine et le Comité des Paraiges proposent le
classement de ce vers au patrimoine Immatériel de l'Humanité à l'Unesco.

L'association des Amis de Verlaine recherche encore 60.000 euros pour acheter
l'appartement natal de Verlaine. Présidente : Bérangère Thomas

courriel : 57-verlaine@wanadoo.fr

Quel symbole que les vers d'un poète né à Metz désignent le retour à la Liberté
d'un monde en proie à la guerre grâce à l'armée d'un pays dont l'existence est
lié à l'intervention d'un certain Lafayette parti de... Metz !

Par les Paraiges - Publié dans : Verlaine
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 17:16

Pas de costumes ou d'attributs particuliers... mais une certaine solennité intérieure dans leur façon de s'installer, d'arriver ensemble dans la salle du club de la presse.

Les nouveaux Paraiges de Metz sont 18 hommes et femmes (quelques femmes seulement) qui ont décidé de réincarner une des caractéristiques de la république oligarchique messine au Moyen-Age. Celle d'une conseil  qui se projette sur son avenir, émanation à l'époque des grandes familles et des quartiers.

dans-les-parages-des-paraiges.jpg

Les Paraiges du XXIe siècle

«  Nous ne sommes pas des élus... nous ne dépendons que de nous-mêmes »... Nous ne sommes pas une structure technique, nous sommes un cercle de réflexion. Nous avons simplement en commun un amour et une passion de Metz... nous sommes là pour dire notre mot ». Autour de la table  du club de la presse, une série de visages déjà connus le plus souvent. Concernés  pour  certains par  des échéances politiques récentes, pour d'autres par des rendez-vous bien plus  lointains,  pour quelques uns jamais. La moyenne d'âge reste acceptable même si l'expérience et le temps redevenu disponible prédomine.
Les Paraiges, donc, sont de retour. Une vieille histoire... ou un joli signe d'avenir ? Un peu des deux. Richard Bance ancien  journaliste inspiré rappelle que les Paraiges sont nés de la montée d'une conscience citoyenne de Metz au début du deuxième millénaire. Dès 1130, même s'ils ne portaient encore pas ce nom. Ces Paraiges étaient une façon de se libérer du pouvoir du représentant de l'empereur et de celui de l'évêque. Un pas vers la construction d'une république oligarchique messine, une des plus originales de l'Empire puisqu'elle battra monnaie. C'est cette conscience là qui nous intéresse, c'est cette force de proposition là que nous voulons incarner ».
Michel Barthélemy, un des Paraiges des XXe et du XXIe siècles réunis, s'offrira une chevauchée historique sur la perte de l'armature aristocratique de Metz en 1870  «au profit d'une république de boutiquiers évoluant au seul cling cling des tiroirs-caisses » pour déplorer que Metz ait perdu le sens de la vraie spéculation intellectuelle... et il embrayera sur ses différents projets notamment une coulée verte le long du Saulcy et du Moyen-Pont.
Le conseil dans sa globalité choisira de revenir, pour cette première à un angle plus large et notamment sur l'approche de la modernité de la ville , de l'écologie urbaine en s'appuyant sur  un livre de Jean-Marie Klaine publié en 1975. «  Le type même de réflexion globale mais détaillée, argumentée sur le court et le long termes dont l'absence marque aujourd'hui, diront les Paraiges. Le vrai rôle des places, leur vocation spécifique, la ville qui demeure au-delà des hommes et des générations. Une cité dans laquelle les choix en matière de patrimoine ou d'archéologie ne devraient jamais être irréversibles surtout à l'heure où la mondialisation brouille les cartes ».

La part d'utopie

« Il faut réfléchir la ville, avoir une ligne de conduite. Depuis un certain temps on fait des choses et on se précipite... il faut aller plus loin dans la réflexion. Il faut une part de stratégie et d'utopie au sens fort du terme. Il est nécessaire de retrouver la foi et la puissance de l'utopie. Etre rêveur aujourd’hui, ce n'est pas manquer de pragmatisme, c'est avoir une vision plus longue des choses ».. concluent les Paraiges dont on rappellera qu'ils se sont autoproclamés et cooptés depuis le début des discussions il y a deux ans . Ils sont dix-huit aujoud'hui, ne veulent pas être plus nombreux mais souhaitent élargir leur débat puis évoluer ( on peut les contacter par mail par les.paraiges@free.fr ou sur leur site les-paraiges.overblog.org)

Le sujet sur le classement  au patrimoine de l'Unesco d'une partie, voire de toute la démarche d'urbanisme de Metz ne pouvait les laisser indifférents. Les notions de patrimoine immatériel non plus. Les Paraiges, toutes origines ou spécialités confondues  insistent sur l'expérience trimillénaire de la ville. Jusqu'à ce que le Paraige du temps fasse comprendre que celui qui était imparti pour cette réunion était écoulé. La sagesse des Paraiges.

 

Article dans La Semaine du 16 septembre 2011

Par les Paraiges - Publié dans : Qui sommes-nous ?
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 20:53

Mettis (nouveau nom des TCRM) répond à la mise en place du Plan de Déplacement Urbain (PDU), rendu obligatoire pour les villes de plus de 100 000 habitants et adopté à Metz le 25 septembre 2000, soit deux mois après Nancy, ville qui, depuis, a bien avancé en ce domaine...

pollution.jpg

Le PDU implique notamment le développement de transports collectifs moins polluants. Ce qui semble raté pour notre Mettis qui n’aura de propre que sa désignation, TCSP (Transport en Commun en Site Propre) et roulera au diesel. Rappelons au passage pour nos compatriotes francophones (et ils sont nombreux à Metz) que le désolant anglicisme « busway » ne signifie pas autre chose que « voie de bus ». Une facture de 200 millions d’euros pour une voie de bus peut paraître exorbitante.

Mais au-delà du (sur)coût, au-delà des problèmes de circulation dans la ville, c’est le patrimoine d’une cité bi-millénaire qui est en jeu. Malheureuse cité, épargnée par les guerres mais non par ses édiles. La ville qui a inventé l’écologie urbaine semble brûler ce qu’elle a adoré. Le square du Luxembourg provisoirement « sauvé » par le maire d’un projet commandé par lui (sic), le Moyen-Pont du XIIIe siècle qui, pour avoir sauté pour faits de guerre en 1944, en aurait perdu sa vénérabilité et pourrait donc être mutilé, la place Mazelle du XVIIIe siècle défigurée par un parking que l’on n’ose qualifier, c’est au tour de la place du Général De Gaulle d’être chamboulée (en attendant la suppression du parking de la place du Roi George), quinze ans après avoir déboursé pour la requalifier quinze millions d’euros, soit un million d’euros par an.

Mettis, tel Attila, va la terrasser (quid des lampadaires Starck ?). Certes, certains aménagements actuels sont regrettables : les fameuses marches (détail technique facile à régler), mais aussi et surtout l’absence à la fois d’un dépose-minute en sous-sol (quand l’aérien va disparaître avec le Palais des Congrès…) et d’un accès à la gare directement vers le parking souterrain, accès non réalisé pour des raisons de sécurité, à une époque où la ville n’était pas aussi sûre qu’aujourd’hui...

Mettis impose un choix : soit l’adaptation des transports en commun à la ville, soit l’adaptation de la ville aux transports en commun. À l’heure où la ville demande un classement Unesco pour sa Neue Stadt et un secteur sauvegardé pour l’ensemble de sa vieille ville, elle annonce qu’elle « essaiera de limiter les dégâts d’un point de vue architectural » selon Thierry Jean, qui critique au passage le manque d’animation de la place devant la gare, oubliant que toutes les places messines modifiées depuis deux décennies sont minéralisées et donc vides de sens et d’habitants. La question des places, lieux d’échanges et de rencontres, est pourtant vitale pour une ville.

Par les Paraiges - Publié dans : Mettis
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