Manufacture des tabacs : encore du patrimoine mutilé
Sous le Second Empire, une manufacture des tabacs est construite intra-muros, sur les terrains militaires du front Saint-Vincent, non loin de l’église du même nom et du lycée de Metz (actuel lycée Fabert).
La manufacture aux proportions impressionnantes est construite par l’architecte messin Eugène Rolland. Elle commence son activité en 1868. Les bâtiments forment un ensemble rectangulaire, où s’intercalent des locaux techniques nécessaires à la production. À partir de 1966, la manufacture fabrique aussi des allumettes et des filtres à cigarettes. Désaffectée en juin 2010, la manufacture fait aujourd’hui l’objet d’un projet immobilier locatif piloté par la ville de Metz.
Projet initial
Dans ce projet de reconversion, développé par Bouygues Immobilier, acheteur du site, ce dernier devait s’attacher, selon les modalités d’acquisition, à prendre en compte : la dimension urbaine en resituant le site dans son environnement urbain et la « dimension patrimoniale en prenant en compte les acquis du passé ».
Selon Bouygues, « l’ancienne Casemate présente sur le site, à l’origine utilisée comme laboratoire de guerre, sera conservée et mise en valeur dans le projet, renforçant la dimension historique du site et donnant un caractère unique à cette opération ». Au vu des premières esquisses, nous sommes plus en présence d’un avatar du « front de Seine » parisien des années 1960.
Projet final
Metz, ville protectrice de son patrimoine ?