Metz dans les médias

Publié le par les Paraiges

 

 

Bougez-vous, on passe à la télé !

 

Le samedi 21 novembre 2009, comme toutes les semaines, je regarde Métropolis sur Arte. Au menu il y a Koltès. Chic, on va enfin savoir que le dramarurge le plus joué au monde est né à Metz, cette ville dont l'image ne réussit pas à décoller. Zut, Metz n'est citée à aucun moment. Il n'est question que de New York et de l'Afrique. Encore une occasion manquée.

 

Samedi prochain, 28 novembre, dans le journal de 13 heures sur TF1, Claire Chazal va présenter trois reportages sur Metz. Le Centre Pompidou-Metz, l'écologie urbaine et les militaires, sont au programme. Les Français vont enfin apprendre qu'ici il n'y a pas de terrils, que l'hiver 1939 fut aussi exceptionnel que de la neige à Dubaï et que c'est la deuxième ville verte de France.

 

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Le centre Pompidou-Metz


Entre ces 3 reportages, on va peut-être revisiter quelques grandes pages de son histoire. On va peut-être découvrir qu'aucune autre ville de l'Hexagone ne peut prétendre à un passé aussi riche et glorieux. On peut rêver... Petit florilège de quelques pages parmi tant d'autres.

Azita, fille de Noé, selon Philippe de Vigneulles et François Nourissier, après le déluge, repeupla la Terre en commençant par Metz.

Charlemagne, estimait que les thermes d'Aix-la-Chapelle étaient plus efficaces que ceux de Metz pour ses rhumatismes et Metz ne fut pas sa capitale, pourtant berceau et tombeau des Carolingiens.

Louis Ier, dit le Débonnaire, dit aussi le Pieux, fut le premier des 18 Louis qui régnèrent sur la France. Après Clovis, il fut le second à se faire sacrer à Reims. Il était inhumé dans l'abbaye Saint-Arnould, sous l'actuel hôpital Bon-Secours, à côté de sa mère, Hildegarde, épouse de Charlemagne.

Bismarck, au moment de la guerre de 1870, justifia le conflit auprès de Guillaume Ier en estimant que seul Metz était le chaînon qui pouvait permettre la création et l'unification de l'Allemagne.

Charles Quint, vaincu lors de son siège de Metz, inspira aux Messins l'affreux personnage du Père Fouettard, bras droit de Saint-Nicolas.

Vauban avait coutume de dire que les places fortifiées défendaient les provinces mais que Metz défendait l'État. La ville devint durant l'annexion la plus fortifiée au monde.

Gilbert de La Fayette, lors du fameux souper du 8 août 1775, capitaine du régiment de Noailles à Metz à 18 ans, décida de mettre les voiles pour aider les insurgés du Nouveau Monde. Les Américains s'en souviennent plus que les Messins même si sur l'un des trophées de la place d'Armes, une plaque reprend ce mot du général Walker : « J'espère et je crois que Metz sera pour toujours le symbole d'amitié qui lie nos deux pays ».

Robert Schuman, homme de frontières, pensa l'Europe depuis Metz, comme seul gage de paix et il faut admettre que cet objectif est bien atteint encore aujourd'hui.

A l'heure des buzz, Facebook et autres autoroutes de l'information, les habitants de Metz-Métropole devraient utiliser ces nouveaux outils pour que le plus grand nombre puisse par le biais de ces reportages de samedi sur TF1, découvrir un autre visage de cette ville à laquelle tant d'entre nous sont viscéralement attachés.

La définition de l'utopie, selon Thomas More, auteur du mot, du livre, et du concept en 1516, est : tenter ce qui n'a jamais été tenté.

Article paru dans La Semaine du 26 novembre 2009.

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Publié dans Image de Metz

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